Le 3 juin 2008, le RIO a
reçu en visite Mme Sylvie Ouellet, Chef de Mission de la GTZ et
chef du programme de la Biodiversité et des Forets de la
composante PNKB (Parc National de Kahuzi-Biega) qui est arrivée
se ressourcer sur les activités du RIO non seulement
d'alphabétisation ciblant les habitants environnant le PNKB du
coté de MITI… qu'il avait menées et qui
étaient appuyées par la GTZ à travers le projet
KABARE, mais aussi d'éducation à la paix et de
transformation des conflits.
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Mme
Sylvie, après
une brève présentation du RIO par son Coordonnateur, a
enchéri que son organisation finance les activités du
PNKB à partir de 1993 et tient à inviter la population
vivant aux alentours ce patrimoine mondial à le cogérer
en un partenariat franc afin de conserver ce qui existe
déjà, de lutter contre le braconnage et cela, par des
activités communautaires de microcrédit,
d'élevage, de coupe-couture, d'éducation
environnementale, de vulgarisation agricole, de transformations de
toutes sortes de conflit dont les problèmes de cohabitation
entre différents groupes tribaux ou ethniques vivant dans le
parc ou à ses environs, de construction de types de maisons
adéquates sans pratiquer le reboisement à outrance.
Monsieur Florentin du Comité de Conservation communautaire qui
l'accompagnait a approuvé ces idées. |
Elle a surtout
insisté sur les activités d'alphabétisation de
toute la population en majorité analphabète et qui ne
comprend pas ni les utilités de la conservation de la nature, ni
que ce parc est un modèle pour la RD Congo en ce sens que la
protection de ses ressources naturelles doit être une affaire des
autochtones mais aussi qu'en tant que réserve mondiale, elle
doit être bénéfique à tous les habitants du
monde et en commençant par ceux-là qui l'entourent. Elle
a aussi expliqué comment l'appui constitutionnel du PNKB ne
suffit pas, ce qui nécessite l'appui partenarial d'autres
organisations qui œuvrent dansla restauration de la paix et
l'alphabétisation des habitants voire même des gardes parc
comme c'est le cas du RIO.
Comme le PNKB ne
parvient pas seul à convaincre cette population à voir le
bien-fondé de cette réserve mondiale, la GTZ compte
associer d'autres organisations telles le RIO à gérer et
régler les différents conflits entre les populations
elles-mêmes, entre ces populations et le personnel du parc, entre
ce personnel et les groupes armés tels les FDLR, les
problèmes de délimitation entre les aires du parc et
celles des groupements voisins. Mme Sylvie espère ainsi faire
comprendre aux populations environnantes le problème
environnemental et les gains que celles-ci peuvent tirer en vivant
autour du parc par des activités de résolution de
conflits, de compréhension de la thématique, comme c'est
le cas autour du parc au Nord-Kivu, précisément à
Beni où une approche communautaire a été
inculquée jusqu'à aboutir à un dialogue franc
entre anciens protagonistes et cela à partir des initiatives de
la population.
Elle a promis que lors d'une prochaine rencontre
prévue au 19 septembre 2008, les deux organisations, le PNKB/GTZ
et le RIO, chercheront à :
- faire un échange d'expériences avec d'autres
nombreux partenaires ciblant leurs actions aux alentours du parc ;
- identifier les besoins ;
- concevoir un programme d'actions sur le thème « Je connais le parc » ;
- établir le plan de gestion ;
- signer un partenariat RIO-PNKB appuyé par la GTZ ;
- exploiter l'approche « Do no harm ».
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